Je suis Anne, photographe spécialisée dans les portraits de femmes et le coaching en estime de soi. Après un déménagement à Toulouse à 5 mois de grossesse en 2022 : un bouleversement qui a fait exploser tous mes repères. Je n’avais jamais réussi à me sentir alignée ici… jusqu’à ce shooting estival en juillet dernier qui m’a permis de me réconcilier avec Toulouse.
Pendant des années, Paris a été mon repère, mon ancrage, ma ville de cœur. Quand j’ai dû déménager à Toulouse, je ne m’y suis jamais vraiment sentie chez moi. Pire, j’étais en résistance, je détestais la ville. Chaque rue, chaque coin de la ville me rappelait à quel point j’étais hors de mon élément. Toulouse a été un vrai tsunami émotionnel : un choc, un bouleversement, un apprentissage forcé de l’inconfort. Et pourtant, c’est ici, dans cette ville que je n’aimais pas, que j’ai fini par réussir à me reconnecter à moi-même… grâce à une proposition que j’ai accepté et qui a changé ma perception, mon corps, et mon image. Je vous raconte 😉
Toulouse, un tsunami émotionnel
Arriver à Toulouse a été comme atterrir dans une autre vie, sans prévenir. Tout me paraissait étranger, décalé, presque hostile. Tout me rappelait que je n’étais plus chez moi. La ville rose, pour d’autres si charmante, pour moi était un décor étranger où je devais apprendre à respirer à nouveau. J’avais les larmes au bord des yeux sans cesse, j’en voulais à mon mari de nous avoir amenés ici et avec les hormones de grossesse, rien ne jouait en ma faveur.
Ce déménagement n’était pas juste un changement d’adresse, c’était un bouleversement complet de ma vie : la maternité, le nouveau rythme, la solitude car j’étais loin de ma famille et de mes amis, le manque de repères, et ce sentiment permanent d’être en décalage avec le monde qui m’entourait. Dans ce contexte, me reconnecter à mon image, à mon corps et à mon estime de moi me semblait impossible. Mes séances photo habituelles, que je faisais pour mes clientes ou pour moi-même, ne suffisaient pas à traverser ce mur émotionnel.
Chaque fois que je pensais à Toulouse, c’était une vague d’inconfort, de tristesse et de colère qui remontait. Retrouver mon alignement, mon image, ma lumière me semblait un rêve très lointain et impossible à atteindre. J’ai tenté à plusieurs reprises de faire des shootings photos dans la ville pour me réconcilier avec elle, et avec moi-même, ça a été clairement des échecs.

L’idée d’un shooting pour soi
Après des mois (voire des années) à naviguer entre frustration et résignation, je sentais qu’il était temps de prendre les choses en main, mais rien n’était encore fluide. Et puis, il y a eu la proposition de ma collègue Fanny de Narbonne :

Honnêtement, en y repensant, je n’étais pas hyper emballée. Non pas par l’idée d’échanger des shootings, mais par le simple fait de faire une séance photo… dans Toulouse. J’ai d’ailleurs répondu de manière très vague LOL, en posant un espace énorme. Cet espace m’a permis de réfléchir pendant au moins six mois, entre notre premier échange en novembre et l’été suivant.

Elle m’a renvoyé des petits mots ultra cools en mode, ‘on y va ?’ en février. Puis encore en mars, mai et juin ! À chaque fois, je répondais ‘oui oui’, mais je n’actais rien LOL. Et là, début juin, j’ai décidé de lancer cette idée comme un pavé dans la mare :

Début juin, j’envoie un vocal à Fanny pour lui expliquer mon rapport compliqué à Toulouse. Je lui confie que j’aimerais commencer à dédramatiser. Il est temps de passer le cap après trois ans à y habiter ! Dans ma tête, ça vivote doucement : je ne suis pas encore totalement décidée, je tâtonne, je teste mes émotions. Et pourtant, Fanny est OK. Malgré le challenge que cela représente pour elle, spécialisée qu’elle est plutôt dans les photos de famille. Son accord me donne un petit boost, et c’est le signal que je peux enfin me lancer.

Le déclic avant le shooting
Trouver l’émulation et la posture
Tel Inception, une fois l’idée implantée dans mon esprit, elle a fait son chemin en moi et mi-juillet, je lui écris. ‘J’ai réfléchi un peu, je pense que ça sera un portrait de moi pour ma comm. Moitié axé Toulouse, moitié juste mood estival. À la cool, t’inquiète.’ C’est le déclic ! Je me mets en mode directrice artistique pour mon shooting. Car j’ai trouvé l’émulation et la posture qu’il me fallait pour KIFFER mon moment. J’enchaîne: ‘Je me réjouis ! C’est top. Comme ça on mixera le Toulouse et le « pas trop » Toulouse aussi LOL.’
Ce shooting n’était pas pour montrer quelque chose au monde. Il était pour moi, pour reconnecter mon corps, mon esprit et mon image à cette ville. C’était un acte d’amour envers moi-même, un moyen de dire : « Anne, tu peux exister pleinement, même ici. »
Créer mon moment sur mesure
J’ai choisi mes tenues avec soin : un look estival qui me ressemble, aux couleurs chaudes rappelant la lumière du soleil et aux textures qui invitent à la douceur et au mouvement. Et un autre look plus classique, noir, pour un côté pro et ancré. Chaque détail de l’organisation avait pour but de me reconnecter à mes sensations, à ma féminité, à mon image intérieure. Le lieu n’était pas choisi au hasard : des spots à la fois familiers et lumineux… Où je pouvais respirer et laisser tomber les barrières que j’avais construites contre cette ville.
Avant même d’être en shooting avec Fanny, j’ai pris le temps de respirer, de me poser, de sentir mes pieds ancrés au sol et de me rappeler que ce moment était le mien. Ce n’était pas un défi esthétique, ni un objectif de performance… C’était un rendez-vous avec moi-même, une rencontre avec celle que j’étais vraiment aujourd’hui. Après ces trois années de galère, et la possibilité de laisser enfin derrière moi le chaos intérieur et le tsunami que j’avais ressenti à mon arrivée à Toulouse.


Le jour du shooting — la transformation
Le jour J est arrivé, et avec lui une légèreté nouvelle. Pour la première fois depuis mon arrivée à Toulouse, je me sentais prête à accueillir la ville et à m’y ancrer, même si ce n’était pas facile. La lumière de l’été tombait doucement sur les rues et les spots que j’avais choisis, créant ce mélange parfait entre familiarité et nouveauté.
Dès les premières poses, quelque chose a changé : mon corps s’est ouvert, ma respiration est devenue plus profonde, mes épaules se sont détendues. Chaque regard vers l’objectif n’était plus un défi, mais un dialogue avec moi-même. La tension accumulée pendant trois ans s’est transformée en une énergie vibrante, un alignement entre mon image intérieure et ce que je montrais à travers la caméra.
J’ai ressenti un plaisir simple mais puissant : jouer avec la lumière, bouger, sourire, explorer les angles, sans pression, juste moi, dans toute ma singularité. Toulouse n’était plus un obstacle, mais un décor vivant qui me portait, m’accompagnait.
Ce shooting n’était pas seulement une séance photo : c’était ma renaissance intérieure, un acte de réconciliation avec moi-même et avec la ville qui m’avait tant fait vaciller. Je sortais de là avec une énergie nouvelle, une confiance retrouvée, et le sentiment profond que je pouvais enfin exister pleinement, alignée, même ici. Mais je ne l’ai réellement conscientisé qu’une heure après le shooting.


Ce que ce shooting m’a appris
Ce shooting m’a appris que parfois, il faut traverser des tempêtes intérieures pour se reconnecter à soi-même. Trois années à lutter contre un environnement, une ville, des émotions difficiles, et pourtant, un simple moment choisi avec intention et lâcher prise peut tout transformer.
J’ai compris que l’alignement n’est pas instantané, qu’il se construit petit à petit, avec patience, courage et bienveillance envers soi-même. Poser un cadre, choisir ses tenues, ses lieux, se donner le droit de respirer et d’exister pleinement : tous ces petits choix sont en réalité de grands gestes d’amour pour soi.
Cette expérience m’a aussi rappelé que notre environnement ne définit pas notre image : même un lieu que l’on déteste ou qui nous a bouleversé peut devenir le terrain de notre renaissance, si on s’autorise à le réinvestir avec conscience et intention.
Enfin, ce moment m’a permis de réactiver ma créativité et ma posture professionnelle. En me reconnectant à mon image et à mes sensations, j’ai retrouvé l’énergie nécessaire pour inspirer mes clientes et les accompagner à leur tour dans leur transformation.
En résumé : oser se regarder, se créer un espace pour soi et se réconcilier avec ses propres émotions, c’est le début d’un véritable alignement, capable de rayonner dans toutes les sphères de notre vie.

Ceci est une invitation
Ce shooting m’a rappelé que se reconnecter à soi-même n’est jamais un chemin linéaire. Il peut y avoir des années de résistance, des peurs, des pleurs aussi et des doutes… Et puis un jour, un moment choisi avec intention, suffit pour tout transformer. Cette sensation d’alignement qui surgit quand on s’y attend le moins.
Chaque femme peut créer ce type de moment pour elle-même : un acte d’amour, un rendez-vous avec sa propre image et son estime de soi. C’est dans ces espaces que l’on se retrouve, que l’on respire et que l’on renaît.
Si toi aussi tu sens qu’il est temps de te reconnecter à ton image et à ton corps, de retrouver cette confiance et cet alignement intérieur, pourquoi ne pas t’offrir une séance photo pensée pour toi ? Pas pour le regard des autres, mais pour le tien, pour célébrer qui tu es et faire rayonner ta vraie lumière.


